virus duotoneCommuniqué de presse du 31 Mars 2020

Les organisateurs du carnaval de Cancale sont contraint d'annuler l'édition 2020 qui devait avoir lieu les 16 et 17 Mai prochain.

C'est une décision inédite pour les organisateurs qui ne veulent prendre aucun risque au regard de l'ampleur de l'épidémie du Covid-19 et de ses conséquences.

Toutefois les organisateurs espèrent un report sur le week-end de Pentecôte 2021.

Nous communiquerons ultérieurement.

D'ici là, prenez soin de vous,

Les membres du Bureau

Autrefois, on se réunissait dans chaque village pour confectionner une sorte d’épouvantail fait de bois, de paille, de chiffons, le tout bien arrimé sur une charrette à bras. Puis le cortège mené par les p’tits gars déguisés s’ébranlait le long des rues et quais du port, à grand renfort de cris, de chants et de lamentations pour ce mauvais garçon. Le bonhomme était ensuite jugé « pour avoir tiré bordée ». Après de belles envolées de manchettes, il était condamné. Il devait mourir et être brûlé sur la grève, devant « sa veuve » et ses « nombreux » enfants !! Le soir, un bal endiablé regroupait les personnes masquées, costumées et les autres.

A Cancale, la tradition de fêter Carnaval est plus que centenaire !

Au début du 20e siècle, on « courait carnaval » avant l’embarquement des marins pour Terre-Neuve pour oublier l’imminence du départ. Il était organisé par les jeunes « banquiers » et les appelés au service.

1713, le Registre des Quêtes de la ville mentionne « Reçu le jour de Carnaval la somme de 2 livres 11 sols ».

1839, il faut faire installer des balustrades  pour l’église « avant Carnaval ».

1854, un extrait du règlement de Police est affiché et annoncé par le garde champêtre ANDRIEUX, disant que : « Il est interdit de se déguiser et de se masquer même le jour du Carnaval sans avoir obtenu l’autorisation
 du Maire »  

Au début du 20e siècle, on « courait carnaval » avant l’embarquement des marins pour Terre-Neuve pour oublier l’imminence du départ. Il était organisé par les jeunes « banquiers » et les appelés au service.

En 1951, un Comité du Carnaval demande une subvention au Maire. Refus : « pas d’argent pour les pillotous » ! Mais le « Mardi Gras » a bien fait sa promenade dans les rues de la ville jusqu’à la grève de la Ville-ès-Gidoux, accompagné de ses Bigophones…

En 1952 le jeune Comité, présidé par Albert Nicolas, remet ça !

La tête du mannequin fut réalisée en pâte à modeler. Pour le gilet et le pantalon, on utilisa des sacs de jute donnés par Robert Lotelier. Une cancalaise propose des pillots pour faire les parements du paletot. Le « bounhoume » prend alors le nom de Pillotou 1er.

De 1955 à 1960, les chars humoristiques défileront d’années en années et toujours plus nombreux. Tout Cancale se déguise 8 jours avant, 8 jours après, et le lendemain matin les enfants vont à l’école avec le maquillage de la veille.

1961, il y avait encore un Carnaval à Cancale, puis il semble que la tradition se soit arrêtée quelques années.

1981, on retrouve Pillotou dans les rues de Cancale : 28 chars, 2 fanfares, 600 participants, 10 000 spectateurs…

Après quelques années d’interruption, Mimia (Restauratrice au port de la Houle) va ranimer la flamme dans les années 2000 à 2004, le carnaval reprend plus modestement. 


2010, Patrick Martin relance le projet ; l’association du Carnaval de Cancale se crée. 


En 2012 et 2014, sous la présidence de Thierry Guilbert ce fut grandiose !

Données historiques : Caroline Benay-Kerscaven (Responsable de la bibliothèque de Cancale)

Photos : Odile Petit